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Peur des examens

“Si j’échoue encore une fois, je serai renvoyé de ma formation”

Partiels, baccalauréat, permis ou encore entretiens d’embauche… Les situations d’examen peuvent se muer en des obstacles presque insurmontables.

Par Marlène Thomas Publié le 18 janvier 2018 sur Rue89

La gorge serrée, l’estomac en bataille, les tremblements, la respiration saccadée. C’est l’état dans lequel vous êtes arrivé aux épreuves du bac, à votre premier entretien d’embauche ou encore au permis de conduire. Être stressé avant ce genre d’événements importants est tout à fait banal et peut même s’avérer stimulant. Toutefois, la peur des examens peut aussi devenir une véritable angoisse, voire une phobie, paralysante. Dans leur sommeil, ces gens repassent le bac. C’est angoissant, mais ce n’est pas grave. Les oraux ou encore les examens pratiques sont souvent encore plus redoutés. Se retrouver devant un examinateur, avec le risque de ne pas être compris, de paraître ridicule, fait monter la tension.

Grand frère surdoué

Arnaud*, 23 ans, redouble sa deuxième année d’études d’infirmier à Verdun. “Le manque de confiance en moi est le facteur principal de mon angoisse. J’ai souvent été rabaissé dans ma jeunesse et j’ai souvent souffert de la comparaison avec mon grand frère surdoué.” Cette peur, apparue lors de son entrée au collège, le suit toujours aujourd’hui. Toutefois, jusqu’à récemment, le jeune homme avait toujours réussi ses examens les plus importants comme son bac littéraire, grâce, notamment, aux épreuves écrites. “Mais à mes oraux principaux, j’étais tellement stressé que j’ai fait des hors-sujets. Je devais aussi constamment prendre un second t-shirt car l’excès de sudation était omniprésent.” Mais il y a peu, Arnaud a dû redoubler sa deuxième année d’études, n’ayant pas réussi à valider, au bout du quatrième essai, son épreuve de préparation de pose de perfusion. “Cet examen, je le traîne depuis la première année sans l’avoir réussi une seule fois et si j’échoue encore cette année, je serai renvoyé de mon centre de formation.”

Pression de l’horloge

Chronométrée, supervisée de très près par un formateur, cette épreuve se déroule simultanément avec deux autres étudiants.  “J’ai peur de voir que les autres ne font pas pareil, qu’ils sont en avance, et il y a la pression de l’horloge ! Je la loupe à chaque fois à cause d’un oubli dans le calcul ou d’une faute d’inattention.” Ne pouvant pas compter sur le soutien de sa famille, “pour qui l’échec n’est pas toléré”, l’étudiant allait jusqu’à récemment chez un psychologue et prend quotidiennement des anxiolytiques. En plus de la préparation de pose de perfusion, Arnaud n’a pas validé tous ses stages obligatoires. La pression trop forte l’a obligé à les arrêter à deux reprises. “Je pense très clairement que je n’aurai jamais mon diplôme si je n’arrive pas à vaincre mes angoisses.” Conscient de ses difficultés, il se laisse la possibilité de laisser la formation de côté pour un temps et de recommencer plus tard.

Spasmophilie

Emeline, 21 ans, étudiante en troisième année d’ergothérapie à Bruxelles, connaît une situation assez similaire depuis son entrée dans l’enseignement supérieur. Elle a dû redoubler sa première année d’études à cause de trop nombreux échecs, engendrés par ses angoisses. “Lors d’un oral de communication, aucun mot ne me venait. Pendant l’examen de la piscine, j’ai aussi fait une crise de spasmophilie, les maîtres-nageurs ont dû me sortir de l’eau. C’était un désastre.” Depuis sa première année, l’apprentie ergothérapeute n’arrive pas non plus à valider son examen d’anatomie. “Je l’ai passé cinq fois sans succès. Si à la session d’août, je ne l’ai toujours pas, je devrai refaire une année.” Se retrouver paralysée dans ces situations est nouveau pour Emeline. Lors de son bac, elle était plutôt sereine. “La différence est que je savais au moment du bac que j’avais encore quelque chose après. Désormais, c’est le monde du travail qui m’attend.” 

Peur de l’échec

La jeune femme a dû souscrire à un prêt étudiant pour financer ses études et son logement. Échouer n’est donc pas une option pour elle. Patrice Huerre, psychiatre-psychanalyste, spécialiste des adolescents et jeunes adultes, précise : “Derrière la peur de l’échec, il y a pour un certain nombre de personnes la peur de décevoir les personnes qui comptent pour elles, leurs parents, leurs enseignants, de ne pas être à la hauteur des attentes qu’ils imaginent. Elles craignent aussi que leur image, celle qu’elles donnent d’elles ou qu’elles ont d’elles-mêmes, soit atteinte. Elles ont donc un niveau d’exigence parfois invalidant.” A contrario, d’autres personnes ont peur de réussir. “Le sujet peut avoir peur de dépasser le niveau d’études atteint par ses parents. Il en a envie et en même temps au moment où ça doit se profiler, tout d’un coup ça paraît un peu vertigineux. Au contraire, d’autres craignent de n’être jamais aussi bien qu’eux.” Dans le cas du bac ou d’autres diplômes menant à une insertion professionnelle, le passage à l’âge adulte peut être ce qui pose problème. “Ce sont des seuils symboliques qui marquent la fin d’une époque et la possibilité d’une autre. Selon le niveau d’inquiétude que l’on a, ça peut peser lourd. “Accéder possiblement à un stade plus grand d’autonomie peut inquiéter un certain nombre de jeunes qui stagneront au niveau où ils en sont. C’est inconscient, ils veulent absolument réussir et en même temps tout se passe pour qu’ils n’y parviennent pas.”

Permis maudit

Ces angoisses des examens paralysantes ne se limitent pas au milieu scolaire et peuvent apparaître dans toutes les situations dans lesquelles les personnes sont jugées. Pour Anna Louise, 24 ans, graphiste, le problème s’est posé pour passer le permis de conduire. “J’ai mis quatre ans à le passer. J’ai mis du temps à vraiment me dire que je pouvais y arriver, que je ne blesserais ou tuerais personne. Je n’avais pas confiance en mes capacités. Mes parents avaient beaucoup insisté pour que je le passe, au bout d’un moment, vu que je n’y arrivais pas, ça me rendait presque dingue.” Son père était assez virulent, mais Anna Louise pouvait tout de même compter sur le soutien de sa mère, qui n’a jamais essayé d’apprendre à conduire, traumatisée par sa première expérience sur un parking. La graphiste a également été marquée par ces moments de fort stress, d’autant plus que ses deux premiers moniteurs ne l’ont pas rassurée. “L’un d’eux me donnait des angoisses atroces avant d’aller conduire. Si je ne démarrais pas dès que le feu passait au vert, il me hurlait dessus.”

Stratégie de l’évitement

Pour Emilie*, 18 ans, en première année de fac de cinéma à Bordeaux, la peur des examens touche à la fois le milieu scolaire et professionnel. Cet été, l’étudiante avait trouvé le petit boulot idéal : filmer la vie d’un camping, monter des vidéos et les poster sur les réseaux sociaux. Mais trop angoissée à l’idée de passer l’entretien d’embauche, elle a préféré abandonner. “Le jour-même, une heure avant, j’ai dit à ma mère ‘ne m’y emmène pas, je veux pas y aller, je peux pas’. Je les ai appelés et je leur ai dit d’annuler en donnant une fausse raison.”

* Certains prénoms ont été modifiés. 

L’hypnose permet à la personne angoissée de se doter d‘une meilleure confiance en elle et d’être en capacité de se créer une bulle autour d’elle qui la rendra imperméable à tout stress devant un professeur ou tout autres situations…
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Drogues & Cerveau – Alcool & Tabac – Arte TV

En étudiant l’action des drogues sur le cerveau, les scientifiques pénètrent le fonctionnement de la conscience humaine.

Les drogues agissent sur notre cerveau, perturbant ses circuits de communication — un gigantesque réseau de cent milliards de neurones, que la science, depuis une quinzaine d’années, connaît de mieux en mieux. Au-delà des effets des drogues, c’est le processus de l’addiction qui est au cœur des études. Neurobiologistes, généticiens, psychiatres, pharmacologues et, de plus en plus, psychanalystes, rapprochent leurs positions. Cette série documentaire fait le point sur l’avancée de leur savoir commun.

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STRESS AU TRAVAIL : causes et conséquences

Un salarié sur deux et deux cadres dirigeants sur trois disent régulièrement subir du stress au travail ! Oui, mais alors : quelles sont les conséquences directes sur la santé ?

Charge de travail trop lourde, poids de l’organisation, mais aussi pression de la hiérarchie, le dernier baromètre Cegos* publié sur le sujet en décembre dernier dévoile ainsi que 54% des salariés « subissent un stress régulier » dans leur travail tout comme 66% des managers. Est imputé à cet état (le mal du siècle ?), plusieurs facteurs, « la charge de travail », étant le critère le plus régulièrement cité (environ une personne interrogée sur deux). Reste aussi que pour 37% des salariés et 31% des DRH, le stress est aussi lié à « un manque ou une mauvaise organisation du travail » tandis que le « manque de soutien » et un « sentiment d’isolement » expliquent aussi leur mal-être.

Stress et pression au travail : quelles conséquences ?

« La pression exercée par la hiérarchie » figure parmi les bêtes noires des travailleurs. Plus inquiétant, peut-être, il semblerait que ce critère soit monté en flèche, ces dernières années ! Oui, mais alors, dans les faits, quelles sont les conséquences de ce surmenage ; le risque de burn-out est-il prégnant ? Pour 60% des salariés et 65% des managers, ce niveau de stress a, en effet, un impact négatif sur leur santé, avec à la clé, un risque réel de dépression. Ainsi, un quart à un tiers des interrogés, déclarent que leur travail leur a déjà causé des « problèmes psychologiques graves ».

Charge de travail trop lourde, poids de l’organisation, mais aussi pression de la hiérarchie : 54% des salariés « subissent un stress régulier » dans leur travail tout comme 66% des managers

Et ce n’est pas Jean-Denis Budin, président du CREDIR Research Institute qui dira le contraire. En février dernier (2017), le co-fondateur de l’association d’aide aux dirigeants et cadres d’entreprise en état d’épuisement physique et mental, publiait avec son équipe le livre « Ne vous tuez plus au travail »**. Au fil des pages, des témoignages, véritables cris d’alerte sur les dangers du surmenage professionnel. 

Burn-out, dépression, mais aussi rupture d’anévrisme…

Selon l’expert, le surmenage professionnel serait trop « mésestimé, voire nié  » parce qu’il est la somme de cas individuels et qu’il y a une « difficulté incontestable » à en distinguer les facteurs professionnels et personnels. Pour preuves, les situations décrites de façon anonyme dans l’ouvrage  racontant, tour à tour, l’histoire d’un brillant ingénieur terrassé par une rupture d’anévrisme à force de travailler 90 heures par semaine ou encore, celle de ce patron de PME à la trésorerie exsangue, s’étant tué au volant après avoir appris un nouvel échec de commandes. Ou encore, celle d’une victime d’AVC, touchée après des mois de pression de la nouvelle direction… Pour l’enseignant-chercheur et son équipe, l’explication de ces maux viendrait de qu’ils appellent un « syndrome des 3S : suractivité, stress prolongé, sommeil insuffisant ». Ainsi, l’ouvrage entend démontrer un lien entre les « 3S » et des maladies physiologiques, en particulier des dysfonctionnements du cerveau, « grand oublié de la santé », selon les auteurs qui s’appuient sur l’analyse de professionnels de la santé et les recherches en neurosciences.

Etes-vous au bord du burn-out et même pire ?

Les neurosciences, en effet, ont permis une importante avancée dans la compréhension du cerveau et de ses mécanismes. Ainsi, différentes régions cérébrales sont intrinsèquement liées à nos émotions et réactions, et par conséquent à notre gestion du stress. Sans parler des territoires reptiliens associés à l’instinct de vie et de survie, à ce qui rend l’être  « calme » ou « stressé ». Dès lors, quelles sont les précautions à prendre ? Et puis, surtout, pouvons-nous aller à l’encontre de ce que notre cerveau nous « dicte » ? « Connais-toi, toi même », disait Socrate. Comprenez ici : cherche en toi pour trouver la sagesse.

Les neurosciences, en effet, ont permis une importante avancée dans la compréhension du cerveau et de ses mécanismes. Ainsi, différentes régions cérébrales sont intrinsèquement liées à nos émotions et réactions, et par conséquent à notre gestion du stress

Pas toujours facile en situation de détresse profonde, voire impossible pour certains. Pour autant, des solutions existent au premier rang desquelles : le repos, une meilleure hygiène de vie, le suivi thérapeutique sous hypnose, le retour progressif au travail, voire l’aménagement du poste selon les besoins. Encore faut-il poser un diagnostic, et savoir si oui ou non, on est concerné. Et en matière de burn-out, impossible, vraiment, de trouver des chiffres fiables : quand l’Institut de veille sanitaire (InVS) évoque 30 000 personnes concernées, l’enquête nationale «Parlons travail» de la CFDT (2017) parle, elle, de 36% d’actifs ayant déjà fait un burn out au cours de leur carrière, et même de 54% chez celles actuellement au chômage !

Est-ce à dire que le syndrome est difficile à établir et peut passer inaperçu, être diagnostiqué à tort ou encore être traité de façon inadéquate ? Pour la Haute Autorité de Santé (HAS), le réponse est oui, recommandant alors une prise en charge individuelle.

Reconnaître les symptômes du surmenage

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le burn-out se caractérise par « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ». S’ensuivent, forcément, des symptômes tels que la baisse de motivation, la perte de confiance en soi ou encore de l’anxiété, et un certain sentiment de vulnérabilité. Dans les cas les plus graves, le travailleur peut se trouver dans un état physique et psychique tel qu’il ne peut pas poursuivre son activité. Attention toutefois à ne pas confondre dépression et burn out : si le surmenage au travail peut, en effet, conduire à un état dépressif, sa cause initiale demeure l’activité professionnelle. Pour Patrick Mesters, neuro-psychiatre, directeur de l’Institut européen pour la prévention et la recherche sur le burn-out « la plupart des personnes concernées ne s’en plaignent pas. C’est souvent l’entourage qui tire la sonnette d’alarme et heureusement car le burn-out relève du diagnostic médical : l’irritabilité, l’hypersensibilité émotionnelle, l’agressivité, les troubles du sommeil en sont des signes forts. »

S’ensuivent, forcément, des symptômes tels que la baisse de motivation, la perte de confiance en soi ou encore de l’anxiété, et un certain sentiment de vulnérabilité

Mais alors, comment peuvent agir les entreprises ?

A la question, les entreprises ont-elles conscience de ce que l’on a tendance à appeler « le mal du siècle » professionnel ? Pour Patrick Mesters, « la prise de conscience dépend évidemment des employeurs. Certaines entreprises vont considérer le problème sous la pression des syndicats ou des comités de santé et d’hygiène. D’autres parce que les conflits et les absences répétées mettent en péril la productivité et le climat. D’autres encore pour se conformer à la législation qui prévoit l’évaluation des risques professionnels. Et, il y a celles qui s’en préoccupent par idéal et humanisme. »

Pourtant, certaines actions simples pourraient permettre de venir en aide aux travailleurs, permettre de libérer la parole, et même de prévenir leur chute

Reste que si le sujet est sur toutes les lèvres, dans les faits, peu de Directions s’impliquent vraiment. Pourtant, certaines actions simples pourraient permettre de venir en aide aux travailleurs, permettre de libérer la parole, et même de prévenir leur chute : « Il est essentiel de travailler sur la motivation des gens et de mettre en place un réseau de vigilance afin de détecter les signes avant coureurs et d’anticiper en accompagnant le salarié. Il faut aussi former les responsables d’équipe au « management durable », c’est-à-dire leur apprendre à adopter la bonne posture », poursuit Patrick Mesters.

Alors, si les salariés doivent apprendre à « s’écouter » et à « se connaître », les employeurs doivent, eux, mieux cultiver la reconnaissancerespecter la vie privée et professionnelle, et savoir répartir la charge de travail, chaque fois que nécessaire… En prenant en considération le burn-out, l’entreprise y gagnera forcément : moins de stress, mois d’absentéisme, des collaborateurs mieux dans leur peau et des défenses immunitaires renforcées !

*Baromètre de l’organisme de formation professionnelle Cegos portant sur des entreprises de plus de 100 salariés.

** « Ne vous tuez plus au travail ! », de Jean-Denis Budin – Editions Leduc

10 conseils pour apprendre à se ménager

  • Faire du sport (minimum 2 fois 45 mn/semaine);
  • Manger équilibré (et boire beaucoup d’eau);
  • Trouver l’équilibre vie privée/vie professionnelle;
  • Cultiver son réseau social;
  • Gérer son sommeil;
  • Apprendre à dire « NON » au « truc » qu’il ne faut pas;
  • Aller à l’essentiel (vivre mieux avec moins);
  • Apprendre à déléguer (sortir le nez du guidon);
  • Faire des pauses dans la journée et dans l’année (loisirs en semaine et partir en vacances);
  • Donner du sens à sa vie en servant une cause, en ayant une conviction
  • Si tout cela ne fonctionne pas : prenez rendez-vous avec un hypnothérapeute

PAR VANESSA BERNARD – Observatoire de la santé

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CONFLIT INTERNE hypnose Paris Tessier

5 étapes pour guérir son enfant intérieur

Première étape : reconnaître le conflit intérieur & prendre conscience de son ressenti

Nos émotions s’expriment par notre corps (par exemple : l’estomac noué, les jambes flageolantes, la poitrine serrée, la chaleur aux joues…). La prise de conscience des signaux que notre corps nous envoie est donc la première étape vers la guérison de l’enfant intérieur.

C’est seulement au moment où nous savons reconnaître ce qui provoque en nous malaise ou bien-être que nous pouvons commencer à faire des choix conscients.

On peut rapprocher cette idée de celle de satiété : si on ne reconnait pas la sensation d’être rassasié, on continue à manger jusqu’à se rendre malade, jusqu’à souffrir.

Cette première étape consiste à reconnaître que vous avez un Enfant en vous et qu’il vous parle par l’intermédiaire de votre corps. Soyez attentif et disponible comme lorsqu’un enfant tire sur votre jupe ou sur votre jambe de pantalon, sauf que c’est en vous que cela se passe. – Margaret Paul

En résumé : Reconnaître -> se relier aux émotions de l’enfant intérieur; accepter de ressentir la douleur sans la juger ou la minimiser.

Deuxième étape : réagir en adulte aimant & poser des questions pour comprendre

Une fois nos émotions reconnues et acceptées, nous avons le devoir d’y répondre dans une intention d’apprendre et de grandir. Cela suppose un réel désir d’entendre la voix de notre enfant intérieur : être intéressé et être empathique.

Deux conditions sont nécessaires :

1. Croire en la légitimité de ses sentiments

On ne peut pas prendre conscience de ce qui se passe en nous tant que l’on a peur (d’être mauvais/nul/jugé/rejeté/pris en faute…) ou que l’on a honte. Tant qu’on a peur ou honte, on se retranche ou on se défend au lieu de s’ouvrir et d’accueillir de nouvelles informations sur soi.

Tant qu’on (l’adulte) juge et méprise, l’autre (l’enfant intérieur) se tait et se renferme sur sa souffrance. Il n’y a pas d’espace d’amour et de réparation possible.

2. Accepter de ressentir la souffrance

Margaret Paul écrit : C’est en prenant contact avec la souffrance au plus profond de nous que nous pourrons remonter aux événements de notre enfance d’où nous avons conclu que nous sommes mauvais, fautifs, indignes d’amour ou incapables, autant de croyances génératrices de honte.

Cette étape nécessite de nous comporter avec notre enfant intérieur comme on le ferait avec n’importe quel enfant qui souffre : 

  • qu’est-ce qui se passe ?
  • que ressens-tu ?
  • de quoi as-tu besoin ?
  • quelles en sont les causes ? 

En résumé : Réagir en adulte aimant -> se prendre en charge; porter son attention vers l’intérieur; interroger l’enfant intérieur dans une intention positive de croissance.

Troisième étape : dialoguer avec son enfant intérieur & être attentif aux besoins de son enfant intérieur

Entamer le dialogue avec son enfant intérieur : par où commencer ?

Margaret Paul propose plusieurs types de situations dans lesquelles engager une dialogue avec l’enfant intérieur :

  • dans la vie de tous les jours (quelle couleur as-tu envie de porter ? où voudrais-tu partir en vacances ? quel genre d’activités créatives voudrais-tu avoir ?…)
  • en cas de conflits ou d’événements douloureux (je sais que tu es en colère et j’aimerais savoir pourquoi  ? que s’est-il passé pour que tu aies honte ? que puis-je faire pour toi ? que ressens-tu par rapport à… ?)
  • pour retrouver des souvenirs ou des croyances  (est-ce que quelque chose en ce moment te rappelle un souvenir ancien ? est-ce que cette personne te rappelle papa/ maman ? as-tu besoin d’être tenu dans les bras pendant que tu revis cette souffrance ?)

Ecouter l’enfant intérieur avec des oreilles d’adulte non jugeant : 

  • quels sont les sentiments ? les émotions ? 
  • quels sont les croyances ?
  • quelles sont les peurs ? 
  • quels sont les besoins ?
  • quelle est la demande ?

Comprendre comment agir en tant qu’adulte aimant

  • est-ce que je contribue à perpétuer ces croyances/ peurs/ sentiments désagréables ?
  • si oui, comment y mettre en terme ?
  • comment intervenir avec amour ? 

En résumé : Dialoguer avec l’enfant intérieur -> l’adulte aimant pose des questions pour explorer les sentiments, les besoins et les croyances de l’enfant; l’enfant répond sincèrement; l’adulte écoute et répond sans porter de jugement.

Quatrième étape : dialoguer avec votre conscience supérieure & demander de l’aide

Cette quatrième étape consiste à se relier à sa conscience supérieure et à lui demander de l’aide pour reconnaître la réalité des choses et savoir comment agir.

Qu’est-ce que la conscience supérieure ?

Notre conscience supérieure est notre vrai moi, ce que nous sommes fondamentalement.

Dans son livre, Margaret Paul envisage l’ego comme la personnalité construite (le “faux moi”) basée sur les croyances de l’individu et l’insécurité affective qu’elles engendrent.

Quelles questions poser à la conscience supérieure ? 

  • Quelle réalité se cache derrière cette croyance qui me limite ou me fait souffrir ?
  • Que puis-je faire pour corriger cette croyance ?
  • Comment puis-je agir avec amour dans cette situation ?
  • De quoi mon enfant intérieur a-t-il besoin pour se sentir aimé de moi à cet instant précis ?

Les réponses ne viendront peut-être pas immédiatement mais prendront du temps à mûrir, à s’élaborer. Le chemin de la compréhension peut être plus ou moins long mais elle viendra à coup sûr une fois les bonnes questions poser.

En résumé : S’élever vers une conscience supérieure -> interroger : quelle est la réalité ? comment agir avec amour ?; écouter : intention de croissance spirituelle et volonté d’entendre la réponse.

Cinquième étape : agir & intervenir activement pour répondre aux besoins de l’enfant intérieur et de l’adulte

Cette étape consiste à poser des gestes aimants qui réconcilieront les pensées de l’adulte avec les besoins de l’enfant intérieur.

Ces actes sont courageux car ils requièrent souvent de remettre en cause ce qu’on a cru toute notre vie, de prendre des risques dans certaines relations.

Personne au monde ne peut faire à notre place ce que nous devons faire pour nous-même. La réponse est en soi.

Ces gestes aimants recouvrent deux plans :

  • intérieur (parler à l’enfant intérieur et lui expliquer la vérité qui se cache derrière ses croyances)
  • extérieur (changer notre comportement envers les autres et notre attitude dans certaines situations)

Le fait d’agir prouve l’intention d’amour de votre Adulte et confirme à l’Enfant qu’il est digne d’amour et qu’il vaut la peine que vous preniez soin de lui. De plus, le fait d’agir rehausse votre estime de vous et déclenche les conséquences positives. – Margaret Paul

Les conséquences positives sont :

  • pour l’adulte : un profond sentiment d’unité et de puissance, la jouissance de se prendre en charge
  • pour l’enfant : l’impression nouvelle d’être libre et en sécurité, la confiance en sa propre valeur.

En résumé : Agir avec un comportement aimant -> adulte agit en parent aimant et bienveillant envers son enfant intérieur en intégrant les besoins de ce dernier.

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Pour aller plus loin, vous pouvez lire le livre Renouez avec votre enfant intérieur de Margaret Paul (éditions Le Souffle d’Or)Il est disponible chez votre libraire, dans votre médiathèque ou sur Internet.

© https://apprendreaeduquer.fr/guerir-son-enfant-interieur/

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crise angoisse Tessier hypnose

Une crise d’angoisse : C’est quoi ? Quels symptômes ? Comment ça fonctionne ?

1 – Une crise d’angoisse, c’est quoi ?

Définition : une crise d’angoisse, aussi appelé crise de panique, crise d’anxiété, attaque de panique, trouble panique…:

C’est une exagération de la réaction du corps face à une peur.

2 – Un peu avant la première crise de panique

On ne passe pas du bien-être total à la crise de panique sans raison. Juste avant notre première crise d’angoisse, notre corps nous a envoyé des premiers signaux discrets, que nous n’avons malheureusement pas écouté. On aura d’abord eu des maux de dos, des migraines, des nausées, des problèmes de sommeil, une perte d’appétit, des douleurs quelconques…Pleins de petits signaux que l’on décide de ne pas écouter.

L’angoisse, c’est un message que l’inconscient envoie quand il n’est pas écouté.

Donc, n’étant pas écouté, notre corps va ensuite nous envoyer un signe un peu moins discret et peu plus violent : une bonne grosse crise d’angoisse. Notre corps nous dit STOP et cette fois-ci, il nous oblige à écouter.

3 – Qu’est-ce qui se passe pendant une attaque de panique?

Face à face avec un lion

Pour comprendre le concept simplement, le mieux est de prendre un exemple. Imaginons qu’on se balade tranquillement dans la rue, et que d’un coup, on se retrouve nez à nez avec un lion, qui en plus n’a pas mangé depuis 15 jours 🙂

Production d’adrénaline

On va tout naturellement se sentir en danger! Donc pour répondre à ce danger, notre corps va produire massivement une substance, l’adrénaline, qui va nous aider à disposer de toutes nos capacités pour agir.

Cette substance dit à notre corps : « Eh l’ami! Là , y’a comme un ptit danger. Mais t’inquiète, on a envoyé une substance pour le signaler à toutes les parties de ton corps! On va avoir besoin de tout le monde sur le champ de bataille! « 

L’adrénaline provoque des sensations déplaisantes

Quand cette adrénaline est produite, elle est accompagnée de pleins de sensations déplaisantes. Déjà, on a une sorte de montée de chaleur, ou bouffée de chaleur, tout le long de notre colonne vertébrale. Puis notre cerveau passe en mode « puissance max », les pensées défilent, on respire plus fort, plus vite, notre rythme cardiaque s’accélère, la pression sanguine augmente…

Mais ici, c’est normal d’avoir tous ces symptômes de peur extrême, parce qu’on est en face d’un lion! À la limite c’est pas très grave si on a une bouffée de chaleur, le cœur qui bat plus vite, ou encore des picotements dans les mains et dans les pieds… Parce qu’en face de nous, il y a un lion, et que si on est pas au top, si on a pas accès à toute notre énergie, toutes nos capacités mentales et bien il va nous bouffer.

Lors d’une crise d’angoisse, c’est exactement le même phénomène qui se produit, avec une différence : aucun danger réel n’est présent. Notre corps croit se tenir en face d’un lion, alors qu’en fait il est en face d’une représentation mentale du lion. Le danger est imaginaire, mais le corps ne fait pas de différence. Il envoie donc la même décharge d’adrénaline que si un lion était présent, ce qui provoque la crise d’angoisse.

4 – La première crise d’angoisse

Quand on a notre première crise d’angoisse, et bien déjà il faut souligner qu’on ne sait pas ce que c’est ! On a tous ces symptômes nouveaux, et donc on peut se dire pas mal de choses:

On peut avoir peur :
– De devenir fou
– D’être en train de mourir
– D’avoir une crise cardiaque
– De ne plus pouvoir respirer
– De s’évanouir
– De perdre le contrôle de soi-même
– Du regard des autres
…. Et il y en a beaucoup d’autres

Et donc le fait d’avoir ces symptômes, toutes ces peurs, toutes ces angoisses… tout cela empire la situation, ce qui fait que généralement la première crise d’angoisse est la pire. C’était le cas en ce qui me concerne.

5 – Comprendre les premières crises d’angoisse

Comprendre ce qui se passe dès les premières crises d’angoisse est fondamental. C’est ce qui vous permettra de vous en sortir rapidement et de ne pas laisser s’installer le malaise. Vous devez comprendre comment se déroule le processus d’une crise de panique, car c’est le fait de ne pas comprendre qui effraie. On ne sait pas ce que c’est, alors on croit que l’on va mourir ou autre chose…

Si quelqu’un fait une première crise d’angoisse et qu’on lui explique ce qui lui arrive, alors ce problème ne deviendra pas chronique et il s’en sortira rapidement.

Donc, si le jour de votre première crise d’angoisse, j’avais été à vos côtés pour vous expliquer vos symptômes, ce qui se passe et vous dire ce qui suit en italique, cela aurait été beaucoup plus facile à gérer :

… Vous êtes fatigué, votre corps vous dit de vous arrêter, de prendre du temps pour faire le point…

… Les symptômes que vous avez sont normaux, vous avez eu une montée d’adrénaline qui vient de prévenir votre corps de la présence d’un danger, donc, votre corps se prépare à combattre, comme si un lion était là devant vous.

… Votre cœur s’accélère? Il palpite? C’est normal, car vous pensez que vous allez devoir courir, pour fuir face au lion…

… Votre respiration aussi s’accélère? Vous avez l’impression d’étouffer? C’est normal, car avec la peur, votre respiration est remontée dans la région du thorax. Concentrez vous donc sur votre ventre pour faire redescendre la respiration.

… Vous avez peur de mourir, de devenir fou? Rassurez-vous 5% des français ont déjà eu des crises d’angoisses, et personne n’en est mort ou n’est devenu fou.

… Vous avez aussi la tête qui tourne? Les oreilles qui bourdonnent? C’est normal, vu que vous respirez mal, votre taux en CO2 a augmenté. Il vous faut juste penser à respirer par le bas du ventre, grâce à la respiration abdominale.

… Vous ressentez aussi une grande chaleur? Ça c’est l’adrénaline qui réchauffe vos muscles.

… Vous avez mal au ventre? Vous avez une grande envie d’uriner aussi? C’est normal, car votre corps pense qu’il va devoir fuir le danger, et donc que vous allez devoir courir. Il se dit que vous irez plus vite si vous êtes plus léger, votre cerveau veut « faire le vide » pour vous permettre d’être au maximum de vos capacités.

… Vos mains et vos pieds fourmillent? Refroidissent? C’est normal aussi, car vous n’avez que vos mains et vos pieds pour vous défendre, donc le cerveau envoie toute l’énergie vers ces zones et coupe ensuite la circulation périphérique, comme ça, si vous vous blessez en combattant le lion, les mains saigneront moins étant plus froides, etc. etc. »

Une fois que l’on a compris ce mécanisme, on est mieux préparé afin de résoudre ce problème. Car l’angoisse existe seulement si on la craint. Si on comprend pourquoi elle est là, et qu’on en a plus peur, alors elle ne peut pas exister.

Texte venant du blog http://guerir-l-angoisse-et-la-depression.fr/crise-d-angoisse-et-symptomes/ à consulter pour tout autre question…

Comprendre le fonctionnement de la mémoire

1.L’attention

Pour qu’une information entre dans la mémoire, il faut qu’elle soit captée et encodée (associée à des perceptions sensorielles et/ou à des souvenirs ou des connaissances déjà en place). L’attention joue donc un rôle déterminant au service de la mémorisation : pour comprendre et réviser, on doit se mettre en état d’attention soutenue, de “vigilance”.

Connaître les propriétés de l’attention aide à enseigner et apprendre efficacement :

  • l’attention se motive
    • Une mise en projet éveille et soutient l’attention : quels sont les attendus ?
    • Une situation de choix a le même effet.
  • l’attention est sensible aux interférences et des techniques existent pour soutenir l’attention en classe et à la maison :
    • recentrer l’attention par une phrase, un geste, le ton
    • faire des pauses
    • boire de l’eau
  • l’attention s’éduquer, s’entraîne
    • Apprendre apparaît comme un acte volontaire au cours duquel les sens doivent être mobilisés consciemment. Il est possible, à travers des petits jeux sensoriels, d’entraîner les enfants à maîtriser leur attention (exemple : faire écouter des sons qui se succèdent rapidement et faire noter les sons reconnus).
    • Évoquer en pensée sous plusieurs formes (image, paroles, sons, film…), transformer dans la tête et reformuler sont de puissants moyens de soutenir l’attention.
  • l’attention est limitée dans le temps
    • Attendre une attention constante dans une même situation pendant plus de 20 minutes est presque impossible. Quelques clés pour relancer l’attention : faire des pauses, varier les contextes, créer des effets de surprise, recourir à l’humour, agir…
  • attention et compréhension ne sont pas simultanées
    • La présélection des informations pertinentes facilite la compréhension.

2.Le traitement de l’information

Les informations sont traitées de manière séquentielle, les unes après les autres. Evoquer mentalement sous plusieurs formes et reformuler avec des mots personnels facilitent le traitement de l’information.

Les informations traitées par le cerveau ont du sens quand elles font appel à des choses déjà en mémoire et se lient à des connaissances anciennes. Il est important de créer des ancrages conscients (à quoi cette information fait-elle penser ? comment s’articule-t-elle avec d’autres choses connues ?) et de s’auto tester (exprimer ce qui est compris sans la réponse sous les yeux  et vérifier l’exactitude puis compléter/ corriger si nécessaire, essayer d’expliquer quelque chose d’incompris).

Les informations doivent être “traitables“, avec un niveau de difficulté “souhaitable” : la maîtrise des pré requis doit être vérifiée (vocabulaire connu, concepts de base maîtrisés…).

La mémoire humaine peut retenir 7 éléments nouveaux à + ou – 2, c’est-à-dire entre 5 et 9. Il est avantageux de structurer l’information, la grouper en sous parties ou alors sous formes d’acronymes afin de regrouper plusieurs éléments en un seul (il ne restera alors plus qu’à “dérouler” les informations liées à l’élément principal).

3.Faciliter la consolidation

Pour les enseignants

  • Débuter une leçon et la terminer par une notion à retenir
  • Répéter l’apprentissage du jour J le lendemain et sur un rythme régulier (J+1, J+3, J+5, J+7)
  • Pour chaque nouvelle notion adorée, interroger plusieurs élèves sur leurs représentations, faire pointer les différences, redonner la notion
  • Mettre  les élèves en situation d’acteurs : un exposé, des travaux pratiques, un résumé, une recherche
  • Faire restructurer l’information : en schéma/ carte mentale/ sketchnote, en parties/ sous parties, en encarts de mémorisation, flash cards…
  • Solliciter plusieurs manières d’évoquer mentalement les informations : images, films, paroles entendues, paroles dites à soi-même, gestes/ déplacements…
  • Donner des fiches bilans avec les informations clés, les notions et concepts pertinents à maîtriser

Pour les élèves

  • Organiser les idées sous forme de cartes, de schémas, de dessins…
  • Comprendre en faisant des liens et en prenant des exemples
  • Regrouper les informations par catégories ou propriétés (ou toute autre lien logique)
  • Se raconter une histoire  (drôle, personnelle, intéressante, avec des détails sur la vie des personnes…)
  • S’imaginer dans un lieu connu et associer ce qui doit être appris à des endroits (voir la méthode de Loci)
  • Répéter au moins six fois l’information à des moments différents (exemples : juste après l’avoir entendue, avant de s’endormir, une semaine après…)
  • Connaître les conditions d’une bonne mémoire :
    • un bon sommeil
    • une bonne alimentation
    • faire des pauses
    • s’étirer, bouger
    • utiliser tous les sens
    • savoir mobiliser l’attention consciente

4.Faciliter le rappel

Pour les enseignants

  • Avant le rappel,
    • mettre les élèves en situation de confiance et rappeler la croyance en leurs capacités
    • donner un petit temps d’évocation mentale personnelle (rappeler tout ce qui est connu sur le sujet)
    • rappeler les informations clés, les notions et concepts pertinents sur lesquels va porter l’évaluation
    • indiquer les critères d’évaluation
  • Pendant le rappel :
    • faciliter la compréhension des consignes (fond et forme du document)
    • permettre aux élèves de boire
    • proposer aux enfants en difficulté de fermer les yeux pour évoquer mentalement, de se détendre en respirant

© https://apprendre-reviser-memoriser.fr/neurosciences-memoire-apprentissage/

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Les troubles alimentaires

Anorexie

  1. Refus de maintenir le poids corporel au-dessus de la normale minimale (moins de 85 % pour l’âge et la taille)
  2. Peur intense de prendre du poids ou de devenir obèse, malgré une insuffisance pondérale.
  3. Perturbation dans la manière dont le poids corporel, la forme ou la silhouette est perçue.
  4. Influence exagérée du poids corporel ou de la silhouette sur l’estimation de soi. 

Boulimie

La boulimie est un trouble complexe, multi-factoriel qui se caractérise concrètement par des crises compulsives ou la prise alimentaire prend des proportions incontrôlables.

  1. 70% des boulimiques sont des jeunes filles ou des femmes.
  2. 10% des femmes sont touchées à un moment ou un autre par des périodes alimentaires compulsives.
  3. 70% des boulimiques ont un poids normal (« invisibilité » du trouble)
  4. 20 % des boulimiques souffrent d’une autre dépendance

Hyperphagie

A. Épisodes récurrents de crises de boulimies (” binge eating “). Une crise de boulimie répond aux 2 caractéristiques suivantes :

  1. Absorption, en une courte période de temps (moins de 2 heures), d’une quantité de nourriture dépassant notablement ce que la plupart des personnes mangent dans le même temps et dans les mêmes circonstances.
  2. Sentiment de perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple, sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce qu’on mange ou la quantité de ce qu’on mange).
B. Durant les crises de boulimie, au moins trois des critères suivants d’absence de contrôle sont présents :
  1. Prise alimentaire nettement plus rapide que la normale.
  2. L’individu mange jusqu’à l’apparition de sensations de distension abdominale inconfortable.
  3. Absorption de grandes quantités d’aliments sans sensation physique de faim.
  4. Prises alimentaires solitaires afin de cacher aux autres les quantités ingérées.
  5. Sensations de dégoût de soi, de dépression, ou de grande culpabilité après avoir mangé.
C. Le comportement boulimique est source d’une souffrance marquée.
D. Le comportement boulimique survient en moyenne au moins 2 fois par semaine sur une période de 6 mois.
E. Le comportement boulimique n’est pas associé à des comportements compensatoires inappropriés (par exemple vomissements, prise de laxatifs, exercice physique intensif), ne survient pas au cours d’une Anorexie mentale ou d’une Boulimie.

Pour toutes infos supplémentaires, aller sur troublesalimentaires.org

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La téléconsultation accessible à 20 millions de patients sur Doctolib dès maintenant…

À partir du 1er janvier 2019, les professionnels de santé pourront proposer des téléconsultations sur Doctolib. Ce nouveau service sera accessible à 20 millions de patients par mois. L’acte de téléconsultation réalisé sur Doctolib remplira toutes les conditions pour être remboursé par l’Assurance maladie. L’annonce est intervenue au cours de l’inauguration du “Health Tech Center” de Doctolib, premier centre d’innovation dédié à la e-santé en France, en présence de Mounir MAHJOUBI, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

Le prolongement naturel de Doctolib

La téléconsultation est le prolongement naturel de Doctolib : après avoir démocratisé la prise de rendez-vous médicaux, Doctolib fait un pas de plus en faveur de l’accès aux soins en permettant à des millions de patients d’accéder à une consultation à distance en quelques clics. Avec la téléconsultation, Doctolib poursuit aussi la modernisation des cabinets et des hôpitaux afin de les rendre encore plus humains, efficaces et connectés. Doctolib développe ce nouveau service avec 500 praticiens partenaires avant de le proposer à ses 60 000 professionnels de santé utilisateurs à partir du 1er janvier 2019.

Stanislas NIOX-CHATEAU, Co-fondateur et Président de Doctolib, estime que “la téléconsultation est une évidence. C’est une évidence pour les praticiens, qui vont travailler dans des conditions plus souples et confortables, mieux valoriser leur temps médical et améliorer la prise en charge de leurs patients. C’est une évidence aussi pour les patients, qui vont consulter plus facilement et plus rapidement leurs praticiens. Avec 20 millions de patients chaque mois et 60 000 praticiens partenaires, nous avons une opportunité unique d’améliorer l’accès aux soins et de faire de la France un des pionniers de la téléconsultation dans le monde.”

Les téléconsultations sur Doctolib seront remboursées

Le service de téléconsultation de Doctolib respecte les principes définis par l’Assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux. D’une part, la téléconsultation ne sera pas le mode de consultation unique du médecin : elle s’intégrera dans la pratique courante des praticiens, qui pourront alterner les consultations physiques et les consultations à distance. D’autre part, sauf dans les exceptions prévues par l’Assurance maladie, la téléconsultation ne sera proposée qu’aux patients déjà connus des praticiens, qu’ils soient généralistes ou spécialistes, et passera par le médecin traitant. Si le patient n’a pas de médecin traitant, Doctolib l’orientera vers la structure de soins coordonnés la plus proche. Dans ces conditions, l’acte de téléconsultation réalisé sur Doctolib sera remboursé comme les autres actes médicaux.

Le premier “Health Tech Center” de France

Pour développer ce nouveau service, Doctolib compte sur une équipe d’une centaine d’ingénieurs, réunie en un seul lieu de plus de 1 000 m² au cœur de Paris. Doctolib inaugurait aujourd’hui même ce “Health Tech Center”, en présence de Mounir MAHJOUBI, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du Numérique. Premier du genre en France, ce centre d’innovation dédié à la e-santé accueillera plus de 150 ingénieurs d’ici fin 2019. L’objectif est de faire de ce lieu un espace ouvert sur l’extérieur et d’y réunir régulièrement des professionnels de santé, des patients, des représentants des autorités sanitaires… pour construire les innovations qui contribueront à transformer notre système de santé. Doctolib compte ouvrir un second “Health Tech Center” l’année prochaine à Berlin, doté lui- aussi d’une centaine d’ingénieurs.

“Dans le cadre de « Ma Santé 2022 » nous poursuivons un objectif clair avec le Gouvernement : remettre le patient au centre du système et garantir l’accès aux soins partout sur le territoire. L’accélération du virage numérique en santé est très attendue par les patients et les professionnels de santé et des acteurs comme Doctolib contribuent à faire de la France un leader en la matière. Ce nouveau Health Tech Center permet de renforcer notre avance sur l’innovation en santé, pour des soins plus adaptés aux besoins des patients et une organisation plus optimale pour les professionnels de santé”, a déclaré Mounir MAHJOUBI, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

©https://www.caducee.net/

L’addiction aux écrans :”héroïne numérique”

Aujourd’hui, les scientifiques en sont persuadés : les écrans sont dangereux pour nos enfants. Ils agissent sur leur cerveau, leur concentration. En France, des médecins lancent l’alerte. Aux Etats-Unis, d’anciens salariés racontent comment les industriels entretiennent l’addiction aux jeux sur smartphone, et des scientifiques dénoncent leur impact sur le développement de l’enfant. Que se passe-t-il réellement face aux écrans ? Rayan a 3 ans. Pendant de longs mois, sa maman s’inquiète : toujours dans sa bulle, il ne parle plus et multiplie les crises de nerf. Un jour, un médecin conseille à cette maman ne plus jamais laisser son enfant regarder de comptines sur son smartphone. Rayan pouvait y passer des heures ! Au bout de quelques jours, sevré d’écran, Rayan redit “maman” pour la première fois depuis un an. Peu à peu, il redevient un petit garçon ouvert et joyeux. Une enquête d’Adèle Flaux et Paul Moreira diffusée dans “Envoyé spécial”.

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L’hypnose au service du numérique

Qu’on le veuille ou non, la télévision, les ordinateurs, les tablettes, les smartphones sont de merveilleux outils. Ils nous ont permis, à nous autres humains, de réaliser des prouesses fulgurantes. Et ils permettent à chacun d’entre nous de bénéficier d’une assistance énorme pour communiquer, mais aussi pour organiser nos journées, véhiculer nos idées, gérer nos entreprises, notre travail, notre famille, nos amis, et j’en passe. Le problème, avec les écrans, c’est qu’ils nous dévorent. Eh oui, l’addiction aux écrans n’est pas un mythe. C’est une réalité, et elle touche la plupart d’entre nous. Le développement et l’évolution des moyens de communication, au travers notamment de la multiplication des blogs et des réseaux sociaux, changent le rapport de l’individu à autrui. Ainsi, l’identité numérique permet l’identification de l’individu en ligne et la mise en relation de celui-ci avec l’ensemble des communautés virtuelles présentes sur le Web.

« Les enfants d’aujourd’hui grandissent immergés dans un monde d’écrans, ce qui a des effets positifs et négatifs sur le développement. » Cette attitude viendrait-elle surtout des nouveaux usages engendrés par le téléphone ? Des recherches menées sur les grands usagers des smartphones et des réseaux sociaux mettent en évidence une plus grande probabilité de souffrirde certains problèmes psychologiques : anxiété, dépression et addiction.

Plus insolite, une enquête menée en 2017 a interrogé les Français sur un choix crucial : jusqu’où pouvez-vous sacrifier vos autres sources de plaisir pour garder votre smartphone ? 

Quelque 79% des sondés ont répondu préférer se passer d’alcool pendant une semaine plutôt que d’être privés de smartphone, 66 % choisiraient d’arrêter le sport et 41 %, soit près d’un sondé sur deux, préféraient se passer de sexe plutôt que du net. Une addiction qui surpasserait toutes les autres ? Quel est le rôle de l’hypnothérapeute face aux thérapies actuelles ? Face à ce raz-de-marée numérique, quelles sont les évolutions possibles au sein des familles et de notre société actuelle ?